Litige judiciaire de Vodacom-RDC, appel à la vigilance des congolais

Roger Masamba, définit la société commerciale comme une entité créée  par  deux  ou  plusieurs  personnes  qui conviennent,  par  contrat,  d’affecter  à  une  activité,  des  biens  en  numéraire  ou  en nature, dans le but de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter… ».

Pour le cas de Vodacom-RDC, un actionnaire refuse de partager les dividendes. 

Congo wireless network (CWN), ancien GSM, et Vodacom international, deux associés de Vodacom-RDC, sont en procès devant le Tribunal de commerce de la Gombe à Kinshasa.

Déficit de USD 600 millions, sur une durée de 11 ans. Refus d’audit de la part de l’accusé (Vodacom International, actionnaire gérant de la société) voici la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de Congo wireless network (CWN), 2ème actionnaire de la société Vodacom-RDC jusqu’à porter plainte au Tribunal de commerce de la Gombe à Kinshasa.

Deux raisons majeures qui expliquent l’indifférence des congolais dans le dossier :

Le manque de la couverture médiatique dudit procès,

En violation l’alinéa 1 de l’article 24 de la constitution congolaise, sans motif clair, 8 millions d’abonnés  soient 10% de congolais sont privés de l’information sur l’évolution du procès de deux actionnaires de Vodacom-RDC

Alors que l’économie congolaise souffre d’un marasme financier inquiétant (à la base l’absence de production locale et l’instabilité politique), une rétention d’information à la population sur la fragilité d’une télécom et banque mobile serait considérée comme un crime économique.

Difficile de mesurer les conséquences plausibles du jugement dudit procès sur l’économie.

Le silence assourdissant des organisations de protection des droits des consommateurs

En République démocratique du Congo, cinq réflexions sur le procès Vodacom Congo

Je me demande pourquoi les ligues des consommateurs s’arrêtent à dénoncer de façon irrégulière la qualité des services rendus par les Télécoms en RDC.

A mon avis, ces structures ne devraient pas se limiter à exiger réparation des dommages des sociétés commerciales que lorsque celles-ci sont en difficulté ou sont déclarées en cessation de paiement. Ceci ressemble à tuer le serpent par la queue avec le risque imminent de se faire mordre. On tue le serpent par la tête. C’est dire dans notre cas-type, interroger la santé financière des sociétés et alerter les clients ou abonnés d’éventuels effets négatifs ou positifs à l’issue des analyses financières et économiques régulières. Ceci permettra aux consommateurs de prendre des dispositions idoines.

Comment donc comprendre qu’une grande société et banque mobile soit en face de la justice et qu’aucune structure ne s’émeuve pour parer à toute éventualité de jugement qui irait porter préjudice à un grand nombre de la population ?

Un blog à lui seul ne peut éveiller la conscience de la population sur des effets futurs d’un séisme financier, il en va de la responsabilité des acteurs de la justice, des décideurs, de la presse et des activistes.

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