Envoyez promener l’incivisme!

Ma patrie, ma fierté.

Ma patrie, ma fierté.

Pour le respect des symboles d’Etat en RDC

La crise politique est vivace. De fil en aiguille, les frustrations croissent. A qui la faute ? Aux institutions ou aux animateurs de ces institutions. Le débat de fonds a une place de choix, mais moi je vise le devoir du citoyen.

Je m’interroge ce matin sur la valeur que le citoyen ordinaire accorde aux symboles d’Etat, aux dignes patriotes qui servent sous le drapeau, à l’héritage précieux de nos pères de l’indépendance. La nouvelle citoyenneté tant prônée dans nos pensées et paroles doit cesser d’être un vœu pieux mais une attitude ancrée dans notre imaginaire collectif. DEBOUT CONGOLAIS!

Un mardi qui commençait sans histoire singulière. Je me rends à l’arrêt de bus COHYDRO sur le boulevard Sendwe.

Entre temps la veille, l’émission du journal judiciaire que j’avais suivie occupait profondément mes pensées. La journaliste n’arrivait pas à comprendre comment le 19 et le 20 septembre, les manifestants pacifiques avait eu l’audace surprenante d’incendier le parquet de grande instance de N’DJILI. L’invité qui était Me Georges KAMPIAMBA, président de l’Association de l’accès à la justice condamnait fortement la destruction des archives qui constituent un patrimoine historique et remarquable nécessaires pour les générations présentes et futures. Attitude inacceptable car c’est la justice qui élève une nation.

 

Revenons à nos moutons …

Arrivée donc à l’arrêt, je prends le transport en commun en direction du centre ville. Quand l’heure fut venue de payer les tickets, une autre injustice se fait montre et donc une situation que je condamne et déplore énergiquement.

Tous les passagers à bord s’acquittaient normalement sauf un quadragénaire, d’une silhouette imposante et d’une voix grave. Il se présenta comme un militaire avec sa carte biométrique.

C’est courant à Kinshasa de voir des personnes exemptes des tickets de bus. Les secouristes, les préposés à la justice d’un certain rang, les policiers et quelque fois les élèves ou étudiants qui paient la moitié du ticket.

La convention remonte depuis des lustres mais n’a jamais été instaurée légalement si je ne m’abuse.

Le receveur ou convoyeur du chauffeur du bus qui nous transportait s’est mis à insulter le militaire qui exhibait sa carte. Prise de panique, j’ai senti comme une flèche traversait mon cœur. J’analysai le contexte. Ce jeune exalté ne savait à qui il s’adressait. Ne voyant pas les galons que portait l’officier des forces loyalistes, ignorait le lourd sacrifice que ce dernier faisait pour lui garantir une nuit si pas une journée apaisée. Tout ce qu’il trouvait à dire c’était de lui intimer l’ordre de façon intransigeante de payer la modique ou maudite 500 francs congolais.

Où sont passées les règles de politesses des cadets envers les aînés. Mieux, les valeurs de grandeur, de considération du prochain, le sens d’humanité et la dignité, le respect des symboles de la Nation.

La honte couvre mon visage. L’impuissance mes mains, une effluence mes pensées. En digne patriote, il eût fallu que je me lève pour dire non à une avalanche de paroles sordides et répugnantes qui jette l’opprobre sur un humain mais pas seulement, un compatriote hors pair qui a choisi le métier le plus noble que de servir sous le drapeau dans un Etat très fragile comme le nôtre. L’argent pour l’argent et après !!!

INDULGENCE

Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire… Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Patrice Emery LUMUMBA

La terre de nos enfants, Congo-Kinshasa, trésor incroyable.

La terre de nos enfants, Congo-Kinshasa, trésor incroyable.

 

Laisser un commentaire